vendredi 25 mars 2011
LA FEUILLE DE ROUTE EST ETABLIE POUR 2011 ET 2012 EN VUE D'OBTENIR LA RECONNAISSANCE - QUELQUES DATES A RETENIR POUR LES PROCHAINES MANIFESTATIONS
Le Groupe d'Action Royaliste et leurs membres adhérents, soutiennent le combat qui est mené par le Mouvement de la Résistance Harkie devant l'Assemblée Nationale.
La feuille de route pour 2011 - 2012 est déjà établie avec quelques dates à retenir pour les prochaines semaines.
La Coordination Nationale du Mouvement de la Résistance Harkie va passer à l'action avec des opérations coup de poing qui sont déclarées officiellement auprès des autorités de l'Elysée face à leur silence.
Plusieurs manifestations des Harkis et des pieds-noirs sont déjà prévues dans les villes du sud de la France.
Le 2 Avril 2011 - Manifestation à Nîmes avec opération coup de poing aux péages d'Autorutes A9 - distribution de tracts - banderoles de revendication - drapeaux tricolores etc..,
Le 23 Avril 2011 - Manifestation en Avignon.
Le 14 Mai 2011 - -Manifestation à Montpellier.
Le 11 Juin 2011 - Manifestation à Aix-en-Provence.
Le 2 Juillet 2011 - Manifestation aux péges d'Autoroute A.9 avec campagne d'information et de sensibilisation aux usagers de la route.
Les 29 et 30 Octobre 2011 - Congrès National d'Automne des Harkis et des Pieds-Noirs.(lieu sera précisé ultérieurement)
A partir de la troisième du mois d'Août 2011 - départ de la caravanne et de la marche symbolique des Harkis et des Pieds-Noirs depuis les villes du sud de la France vers Paris et pour arriver le 25 Septembre 2011 pour célébrer la commémoration "Journée Hommage aux Harkis".
Plusieurs étapes sont prévues avec des manifestations ponctuelles - l'organisation a déjà commencé, elle semble pour l'instant, en bonne voie.
Le 19 Novembre 2011 - Manifestation à Toulouse.
Pour tous les renseignements concernant ces rendez-vous, vous pouvez contacter par email: resistance-harkie430@hotmail.fr ou par téléphone au n°06.24.84.65.18
A très bientôt sur le terrain.
samedi 12 mars 2011
LA COLERE DES HARKIS GRONDE DE PLUS EN PLUS FORT, MOBILISATION GENERALE POUR LA MANIFESTATION DU 2 AVRIL 2011 A NÎMES
POUR TOUTES INFORMATIONS SUR LA MANIFESTATION DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS A NÎMES QUI EST PREVUE LE 2 AVRIL 2011 - PRENDRE CONTACT AVEC MONSIEUR MATHIEU ARRAG,(TEL: 06.43.87.23.39) PRESIDENT DEPARTEMENTAL DE L'ASSOCIATION DES FAMILLES DE HARKIS DU DEPARTEMENT DU GARD ET VICE-PRESIDENT DELEGUE AUPRES DE LA COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIE.
OU BIEN
PRENDRE CONTACT AVEC LE BUREAU NATIONAL DE LA COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIE A PARIS - TELEPHONE: 06.24.84.65.18
Editons MIDI LIBRE du 12.03.2011
La colère des Harkis gronde de plus en plus fort

Toujours « en attente d'une reconnaissance de la responsabilité de la France sur le désarmement, l'abandon et le massacre des Harkis et de leurs familles, promise par le candidat Nicolas Sarkozy dans ses propos de campagne en 2007 », la coordination nationale du mouvement de la résistance harkie poursuit ses actions.
Manifestant régulièrement depuis mai 2009 devant l'Assemblée nationale, la coordination vient dernièrement d'organiser un congrès national à Montpellier en présence de plus de 300 personnes, « des frères harkis, anciens français d'Algérie et sympathisants étroitement liés à la cause que nous défendons », explique le président de la communauté harkie du Saint-Ponais et vice-président de la coordination nationale, Hocine Boudjema.
Plusieurs points ont été abordés, particulièrement le non-respect des accords d'Evian. Un rappel des faits a permis d'évoquer « les souffrances et les humiliations que nous ressentons depuis 1962. Depuis la vie dans les campements avec le manque d'hygiène et de salubrité dans des baraquements parfois en bois, nous sommes considérés comme des citoyens français de seconde zone. L'Etat a oublié que nos parents ont pris les armes et versé leur sang pour défendre le symbole de la République », poursuit Hocine Boudjema en dénonçant la précarité et même la misère que vivent certains « sans aucune pension de retraite. »
En réponse, c'est un vote sanction qui sera demandé à l'électorat Harkis et Pieds-Noirs. D'abord lors des toutes prochaines cantonales en appelant à faire barrage aux candidats UMP et PS « deux partis politiques qui n'ont jamais voulu régler le dossier. » Pour la présidentielle de 2012, une feuille de route est en préparation « pour organiser le cinquantième anniversaire des rapatriements et pénaliser par les urnes l'actuel chef de l'Etat et à son parti. »
Un nouveau rassemblement est prévu le samedi 2 avril à 13 h, quai de la Fontaine, à Nïmes. Une marche symbolique depuis les régions du sud jusqu'à Paris et des opérations à divers péages autoroutiers pourraient également être mises en place dans les prochaines semaines.
OU BIEN
PRENDRE CONTACT AVEC LE BUREAU NATIONAL DE LA COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIE A PARIS - TELEPHONE: 06.24.84.65.18
Editons MIDI LIBRE du 12.03.2011
La colère des Harkis gronde de plus en plus fort

Toujours « en attente d'une reconnaissance de la responsabilité de la France sur le désarmement, l'abandon et le massacre des Harkis et de leurs familles, promise par le candidat Nicolas Sarkozy dans ses propos de campagne en 2007 », la coordination nationale du mouvement de la résistance harkie poursuit ses actions.
Manifestant régulièrement depuis mai 2009 devant l'Assemblée nationale, la coordination vient dernièrement d'organiser un congrès national à Montpellier en présence de plus de 300 personnes, « des frères harkis, anciens français d'Algérie et sympathisants étroitement liés à la cause que nous défendons », explique le président de la communauté harkie du Saint-Ponais et vice-président de la coordination nationale, Hocine Boudjema.
Plusieurs points ont été abordés, particulièrement le non-respect des accords d'Evian. Un rappel des faits a permis d'évoquer « les souffrances et les humiliations que nous ressentons depuis 1962. Depuis la vie dans les campements avec le manque d'hygiène et de salubrité dans des baraquements parfois en bois, nous sommes considérés comme des citoyens français de seconde zone. L'Etat a oublié que nos parents ont pris les armes et versé leur sang pour défendre le symbole de la République », poursuit Hocine Boudjema en dénonçant la précarité et même la misère que vivent certains « sans aucune pension de retraite. »
En réponse, c'est un vote sanction qui sera demandé à l'électorat Harkis et Pieds-Noirs. D'abord lors des toutes prochaines cantonales en appelant à faire barrage aux candidats UMP et PS « deux partis politiques qui n'ont jamais voulu régler le dossier. » Pour la présidentielle de 2012, une feuille de route est en préparation « pour organiser le cinquantième anniversaire des rapatriements et pénaliser par les urnes l'actuel chef de l'Etat et à son parti. »
Un nouveau rassemblement est prévu le samedi 2 avril à 13 h, quai de la Fontaine, à Nïmes. Une marche symbolique depuis les régions du sud jusqu'à Paris et des opérations à divers péages autoroutiers pourraient également être mises en place dans les prochaines semaines.
dimanche 6 mars 2011
CONGRES NATIONAL DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS A EU UN GRAND SUCCES - IL A RASSEMBLE PLUS DE 300 PERSONNES
QUELQUES PHOTOS DU CONGRES NATIONAL A MONTPELLIER AVEC LES INTERVENTIONS DES REPRESNTANTS DE LA COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIE ET DES PERSONNALITES POLITIQUES.
UN ARTICLE DE PRESSE PARU DANS LE JOURNAL PRESENT JEUDI 3 MARS 2011.























Le Congrès national des harkis et des pieds-noirs à Montpellier
Honneur et Fidélité
Un Congrès national réunissant des harkis et des pieds-noirs, dans une même exigence : la reconnaissance du génocide des Français musulmans, et une même projection dans l’avenir : la commémoration de l’exode de 1962, l’an prochain, c’est déjà un petit exploit en soi. Il y a de nombreuses associations harkies et de tout aussi nombreuses associations pieds-noires. Les unes et les autres souvent jalouses de leurs prérogatives (preuve qu’en ce domaine-là, les expatriés d’Algérie, toutes origines et toutes confessions confondues, sont parfaitement intégrés aux habitudes gauloises…)
Le petit exploit, c’est à Zohra et Hamid qu’on le doit. Et un petit exploit qu’on leur devait bien pour saluer ces deux années passées place Edouard-Herriot, derrière l’Assemblée nationale. Par tous les temps. En butte à la persécution policière. Et aux mauvaises manières de la mairie du 7e arrondissement de Paris
Qu’on me permette, d’entrée de jeu, de relever deux symboles forts.
La réunion s’est déroulée au Domaine de la Providence qui fut, naguère, un superbe domaine religieux planté de vignes et d’oliviers. Il n’en reste aujourd’hui qu’une superbe chapelle, désaffectée, et un minuscule bout de terrain encerclé par d’immenses chantiers : l’agglomération urbaine montpelliéraine tentaculaire ne cesse de s’étendre tous azimuts. Et vous verrez que, demain, ils assécheront la Petite Camargue pour la bétonner…
Il n’empêche que nous étions là. Un îlot de résistance. Nous sommes le peuple de la vigne et de l’olivier. Pas celui des coupeurs d’arbres.
L’autre symbole, auquel j’ai été sensible, ce fut la présence d’Olivier Figueras, accompagné de son fils, Jean, âgé d’une quinzaine d’années. Jadis, c’est André Figueras, qui œuvra pour les blessés et les martyrs de l’Algérie française, qui emmenait le petit Olivier au mas Thibert pour rencontrer un grand Français, le Bachaga Boualem. D’André à Olivier et d’Olivier à Jean, le relais est passé. Semper Fidelis .
Qui avait répondu à l’appel de Zohra et Hamid ?
Eh bien, ceux qui avaient su l’entendre avec le cœur. Anne Cazal et l’ami Alguido de VERITAS ; Jean-Pierre Risgalla représentant le Cercle algérianiste ; le fidèle Hervé Cuesta ; Serge Ighilameur de la toute jeune association des harkis de l’Aveyron ; Jean-Paul Gavino, monté de son Andalousie accueillante ; l’infatigable Gérard Prieur ; Robert Saucourt de l’AMEF ; le colonel Hamilton ; des dizaines de harkis représentant les associations de la région, d’autres venus de plus loin (dont un des Yvelines). Tous avec leurs porte-drapeaux et des chibanis dont les poitrines, lourdes de médailles, valent toutes les cartes d’identité. Des hommes, des femmes, des enfants.
Et combien d’autres encore que je ne puis citer faute de place.
La matinée du 26 février a été consacrée aux discours, aux motions, aux témoignages. Nous avions les yeux au bord du cœur ? Oui. Parce que ces témoignages, racontés avec des mots simples, sont de ceux que l’on ne peut entendre sans frémir, entra rabia et émotion.
Et une même constatation : cinquante ans après, les harkis ont été les oubliés de l’Histoire. Au profit, bien souvent, d’immigrés venus du Maghreb pour qui les gouvernements ont eu et ont toujours toutes les sollicitudes.
A midi, harkis et pieds-noirs – « Nous sommes un même peuple », ont répété Zohra et Hamid – ont partagé le sel et le pain. Quelques instants, je me suis pris à penser : c’est comme « là-bas », nous sommes ensemble et, ensemble, tout reste possible. Et, plus prosaïquement : nous sommes une masse électorale importante et l’élection présidentielle de 2012 approche…
Tous les élus locaux avaient été invités. Seuls le Front national et l’UMP ont répondu à l’invitation. Pour le FN, Louis Aliot, fils de pieds-noirs, et France Jamet dont le père, Alain, fut grièvement blessé dans les combats contre le FLN. Pour l’UMP, le député de Béziers, Jean-Pierre Grand, et celui de Montpellier, Elie Aboud. Louis Aliot et France Jamet n’avaient rien à prouver.
Jean-Pierre Grand et Elie Aboud, dont il faut saluer respectueusement le courage, avaient à expliquer l’inexplicable reculade d’un Sarkozy qui, pendant sa campagne de 2007 s’était engagé sans équivoque :
« Si je suis élu président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une seconde fois. »
Il a été élu président de la République. Et le président Sarkozy s’est assis sur les promesses du candidat Sarkozy…
Jean-Pierre Grand, maladroit ou n’ayant pas vraiment compris où il se trouvait, a cru bon, à un moment de son intervention, de dire qu’il était gaulliste… On était à Montpellier, mais il a eu droit, vous l’imaginez bien, à une conduite de Grenoble. Plus fin et, peut-être, plus intelligent, Elie Aboud a su trouver les mots justes et dit son combat – avec une poignée de députés – pour essayer de faire passer une loi qui reconnaîtrait, cinquante ans après il serait temps, une loi qui ferait enfin justice aux harkis
.
Nous en avons pris acte. Mais il faut bien que ce gouvernement comprenne que le « peuple des Français d’Algérie », gavé de promesses (auxquelles nombre des nôtres se laissèrent prendre, hélas), ne se contentera pas de mots. Il faut des actes. Pas après-demain. Pas demain. Pas tout à l’heure. Tout de suite. Et, en tout cas, avant la présidentielle de 2012
C’est pour le signifier sans équivoque que la Coordination nationale du mouvement de la résistance harkie appelle à une grande manifestation le 2 avril prochain à Nîmes : rassemblement à 13 heures, quai de la Fontaine, boulevard Gambetta, pour une longue marche qui passera devant la Maison carrée, les Arènes et se terminera (vers 18 heures) avenue Feuchères.
Le résumé de la situation est simple. Les harkis ont défendu la France. De Gaulle et son gouvernement les a livrés – au sens fort du terme – aux couteaux des égorgeurs FLN. Ceux qui, grâce à des officiers outrepassant les ordres honteux de Joxe et de Messmer, avaient pu regagner la métropole, furent jetés dans des camps de concentration (1). Pendant des années. C’est une tache sur le drapeau français et qui met la France en état de péché.
La reconnaissance de la responsabilité de l’Etat gaulliste doit être reconnue par une loi qui devra être adoptée par les deux chambres. Sinon, qu’ils prennent garde à la colère des légions. (1) En juin 1962, certains de ces hommes furent arrêtés en métropole et furent massacrés parfois sous les yeux de l’armée française…
ALAIN SANDERS Article extrait du n° 7298 du Jeudi 3 mars 2011
UN ARTICLE DE PRESSE PARU DANS LE JOURNAL PRESENT JEUDI 3 MARS 2011.



















Le Congrès national des harkis et des pieds-noirs à Montpellier
Honneur et Fidélité
Un Congrès national réunissant des harkis et des pieds-noirs, dans une même exigence : la reconnaissance du génocide des Français musulmans, et une même projection dans l’avenir : la commémoration de l’exode de 1962, l’an prochain, c’est déjà un petit exploit en soi. Il y a de nombreuses associations harkies et de tout aussi nombreuses associations pieds-noires. Les unes et les autres souvent jalouses de leurs prérogatives (preuve qu’en ce domaine-là, les expatriés d’Algérie, toutes origines et toutes confessions confondues, sont parfaitement intégrés aux habitudes gauloises…)
Le petit exploit, c’est à Zohra et Hamid qu’on le doit. Et un petit exploit qu’on leur devait bien pour saluer ces deux années passées place Edouard-Herriot, derrière l’Assemblée nationale. Par tous les temps. En butte à la persécution policière. Et aux mauvaises manières de la mairie du 7e arrondissement de Paris
Qu’on me permette, d’entrée de jeu, de relever deux symboles forts.
La réunion s’est déroulée au Domaine de la Providence qui fut, naguère, un superbe domaine religieux planté de vignes et d’oliviers. Il n’en reste aujourd’hui qu’une superbe chapelle, désaffectée, et un minuscule bout de terrain encerclé par d’immenses chantiers : l’agglomération urbaine montpelliéraine tentaculaire ne cesse de s’étendre tous azimuts. Et vous verrez que, demain, ils assécheront la Petite Camargue pour la bétonner…
Il n’empêche que nous étions là. Un îlot de résistance. Nous sommes le peuple de la vigne et de l’olivier. Pas celui des coupeurs d’arbres.
L’autre symbole, auquel j’ai été sensible, ce fut la présence d’Olivier Figueras, accompagné de son fils, Jean, âgé d’une quinzaine d’années. Jadis, c’est André Figueras, qui œuvra pour les blessés et les martyrs de l’Algérie française, qui emmenait le petit Olivier au mas Thibert pour rencontrer un grand Français, le Bachaga Boualem. D’André à Olivier et d’Olivier à Jean, le relais est passé. Semper Fidelis .
Qui avait répondu à l’appel de Zohra et Hamid ?
Eh bien, ceux qui avaient su l’entendre avec le cœur. Anne Cazal et l’ami Alguido de VERITAS ; Jean-Pierre Risgalla représentant le Cercle algérianiste ; le fidèle Hervé Cuesta ; Serge Ighilameur de la toute jeune association des harkis de l’Aveyron ; Jean-Paul Gavino, monté de son Andalousie accueillante ; l’infatigable Gérard Prieur ; Robert Saucourt de l’AMEF ; le colonel Hamilton ; des dizaines de harkis représentant les associations de la région, d’autres venus de plus loin (dont un des Yvelines). Tous avec leurs porte-drapeaux et des chibanis dont les poitrines, lourdes de médailles, valent toutes les cartes d’identité. Des hommes, des femmes, des enfants.
Et combien d’autres encore que je ne puis citer faute de place.
La matinée du 26 février a été consacrée aux discours, aux motions, aux témoignages. Nous avions les yeux au bord du cœur ? Oui. Parce que ces témoignages, racontés avec des mots simples, sont de ceux que l’on ne peut entendre sans frémir, entra rabia et émotion.
Et une même constatation : cinquante ans après, les harkis ont été les oubliés de l’Histoire. Au profit, bien souvent, d’immigrés venus du Maghreb pour qui les gouvernements ont eu et ont toujours toutes les sollicitudes.
A midi, harkis et pieds-noirs – « Nous sommes un même peuple », ont répété Zohra et Hamid – ont partagé le sel et le pain. Quelques instants, je me suis pris à penser : c’est comme « là-bas », nous sommes ensemble et, ensemble, tout reste possible. Et, plus prosaïquement : nous sommes une masse électorale importante et l’élection présidentielle de 2012 approche…
Tous les élus locaux avaient été invités. Seuls le Front national et l’UMP ont répondu à l’invitation. Pour le FN, Louis Aliot, fils de pieds-noirs, et France Jamet dont le père, Alain, fut grièvement blessé dans les combats contre le FLN. Pour l’UMP, le député de Béziers, Jean-Pierre Grand, et celui de Montpellier, Elie Aboud. Louis Aliot et France Jamet n’avaient rien à prouver.
Jean-Pierre Grand et Elie Aboud, dont il faut saluer respectueusement le courage, avaient à expliquer l’inexplicable reculade d’un Sarkozy qui, pendant sa campagne de 2007 s’était engagé sans équivoque :
« Si je suis élu président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une seconde fois. »
Il a été élu président de la République. Et le président Sarkozy s’est assis sur les promesses du candidat Sarkozy…
Jean-Pierre Grand, maladroit ou n’ayant pas vraiment compris où il se trouvait, a cru bon, à un moment de son intervention, de dire qu’il était gaulliste… On était à Montpellier, mais il a eu droit, vous l’imaginez bien, à une conduite de Grenoble. Plus fin et, peut-être, plus intelligent, Elie Aboud a su trouver les mots justes et dit son combat – avec une poignée de députés – pour essayer de faire passer une loi qui reconnaîtrait, cinquante ans après il serait temps, une loi qui ferait enfin justice aux harkis
.
Nous en avons pris acte. Mais il faut bien que ce gouvernement comprenne que le « peuple des Français d’Algérie », gavé de promesses (auxquelles nombre des nôtres se laissèrent prendre, hélas), ne se contentera pas de mots. Il faut des actes. Pas après-demain. Pas demain. Pas tout à l’heure. Tout de suite. Et, en tout cas, avant la présidentielle de 2012
C’est pour le signifier sans équivoque que la Coordination nationale du mouvement de la résistance harkie appelle à une grande manifestation le 2 avril prochain à Nîmes : rassemblement à 13 heures, quai de la Fontaine, boulevard Gambetta, pour une longue marche qui passera devant la Maison carrée, les Arènes et se terminera (vers 18 heures) avenue Feuchères.
Le résumé de la situation est simple. Les harkis ont défendu la France. De Gaulle et son gouvernement les a livrés – au sens fort du terme – aux couteaux des égorgeurs FLN. Ceux qui, grâce à des officiers outrepassant les ordres honteux de Joxe et de Messmer, avaient pu regagner la métropole, furent jetés dans des camps de concentration (1). Pendant des années. C’est une tache sur le drapeau français et qui met la France en état de péché.
La reconnaissance de la responsabilité de l’Etat gaulliste doit être reconnue par une loi qui devra être adoptée par les deux chambres. Sinon, qu’ils prennent garde à la colère des légions. (1) En juin 1962, certains de ces hommes furent arrêtés en métropole et furent massacrés parfois sous les yeux de l’armée française…
ALAIN SANDERS Article extrait du n° 7298 du Jeudi 3 mars 2011
vendredi 18 février 2011
LE 2 AVRIL 2011 - GRANDE MANIFESTATION DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS A NÎMES POUR RECLAMER LA RECONNAISSANCE SELON LES ENGAGEMENTS DE Mr N. SARKOZY



LA COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIE PASSE A L'ACTION - APRES QUATRE REFUS DE L'ELYSEE, DEMANDES FAITES PAR ECRIT POUR QU'UNE DELEGATION DE PRESIDENTS ET DE REPRESENTANTS D'ASSOCIATIONS DE LA COORDINATION NATIONALE SOIT RECUE POUR TENTER DE TROUVER DES SOLUTIONS ET METTRE EN OEUVRE UN PROJET DE LOI SUR LA RECONNAISSANCE SELON LES ENGAGEMENTS DE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY.
A CE JOUR, LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AVEC SES CONSEILLERS OBSERVENT UN SILENCE ABSOLU A L'EGARD DES HARKIS ET DE LEURS ENFANTS.
L'ETAT FRANCAIS NOUS REFUSE LE DROIT D'ETRE RECONNU PAR UNE LOI REPUBLICAINE. IL Y A EU DES ENGAGEMENTS QUI ONT ETE PRIS EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTE HARKIE.
HELAS, ON A UTILISE LA CAUSE HARKIE COMME UN GIBIER ELECTORAL EN 2007 POUR QUE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY SOIT ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
EN 2012, LE COUP TORDU NE PASSERA PAS, IL N'AURA PAS LES VOIX DES HARKIS ET LEURS FAMILLES.
MONSIEUR NICOLAS SARKOZY S'Y EST ENGAGE ET AUJOURD'HUI, IL REFUSE DE RESPECTER SES PROPRES ENGAGEMENTS ET SA PAROLE DONNEE.IL A TRAHI TOUS LES FRANCAIS.
IL NOUS A MEPRISE, IL NOUS A HUMILIE EN FAISANT INTERVENIR SA POLICE RACISTE ET XENOPHOBE. SON MINISTRE DE L'INTERIEUR "MONSIEUR BRICE HORTEFEUX" QUI A ETE CONDAMNE DEUX FOIS PAR LA JUSTICE PENALE, CE DERNIER OUTREPASSE LE CADRE LEGALE DE LA CONSTITUTION DE LA Vème REPUBLIQUE, EN TRANSGRESSANT EN PERMANENCE LES REGLES CONSTITUTIONNELLES ET DEMOCRATIQUES.
NOUS REFUSONS D'ETRE TRAITES DE LA SORTE, CELA EST INADMISSIBLE D'ACCEPTER DES MAUVAIS TRAITEMENTS DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE QUE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY NOUS A FAIT SUBIR.
LA FRANCE EST EN DANGER ET NOUS DEVONS DEFENDRE NOS INTERETS, LE PEUPLE FRANCAIS DOIT SE RELEVE CONTRE TOUTES LES INJUSTICES ET LES INEGALITES SOCIALES D'UN GOUVERNEMENT CORROMPU, DE VOYOUS ET QUI NE MONTRENT PAS LE BON L'EXEMPLE.
LA CONSTITUTION PREVOIT QUE LE GOUVERNEMENT PEUT ETRE CENSURE, MALHEUREUSEMENT MONSIEUR NICOLAS SARKOZY A UTILISE HABILLEMENT LES MECANISMES CONSTITUTIONNELLES QUE LE GENERAL DE GAULLE A MIS EN PLACE EN 1958 POUR ECRASER ET BAFOUER LES DROITS DES CITOYENS .
SA POLITIQUE EST HYPOCRITE ET MENSONGERE - LORSQUE VOUS AVEZ UN PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE QUI PRATIQUE LA LANGUE MENSONGERE, CELA DOIT SE TRADUIRE PAR UN VOTE-SANCTION EN 2012.
NOTRE DEVISE DOIT ETRE SOLIDAIRE EN L'ABENCE DE TOUT ACTE OFFICIEL PAR L'ETAT FRANCAIS.
ALORS, DANS CES CONDITIONS, NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS LE 2 AVRIL 2011 POUR LA GRANDE MANIFESTATION A NÎMES AVEC UNE DEMANDE A CE QUE NOTRE DELEGATION SOI RECU.
jeudi 10 février 2011
LE 5 FEVRIER 2011 - LE DROIT DES HARKIS ET LEURS ENFANTS A ETE BAFOUE PAR LA POLICE NATIONALE DANS LE CADRE D'UNE MANIFESTATION LEGALEMENT AUTORISEE

1 - Document officiel - Autorisation de manifestation déclarée légalement, elle est contre-signée par les services de la Préfecture de police de Paris.

2 - La Place du Président Edouard Herriot a été débaptisée - désormais dans le 7ème Arrondissement de PARIS devant l'Assemblée Nationale - nous avons rebaptisé cette place qui sert de manifestation depuis plus de 21 mois - c'est la place de Harkis.
3 - Zohra Benguerrah est encerclée avec d'important effectif de police - il y en avait une vingtaine de policiers autour d'elle pour l'empêcher d'allumer le barbecue.
C'est une honte.
4 - Plusieurs camions de police sont intervenus pour nous empêcher de manifester pour la reconnaissance - Mr. Nicolas SARKOZY a donné ses instructions de nous faire subir un traitement humiliant et dégradant.
5 - La bagarre a éclaté avec les forces de l'ordre sous un climat très tendu avec les manifestants - Nous avons repris le barbecue avec force.
6 - Les autorités de la Préfecture de police ont fait dépêcher d'important renfort - la police était en difficulté - c'est sans commentaire, les photos parlent d'elles-mêmes.
LES JOURNALISTES DE PRESENT AVEC LES TEMOINS,SE TROUVAIENT SUR LES LIEUX DE LA MANIFESTATION, CES DERNIERS ONT APPORTE LEUR TEMOIGNAGE AVEC PRECISION, NOTAMMENT UN ANCIEN DEPUTE ET DOCTEUR EN DROIT, ET Mme Nicole FERRANDIS.
LIRE L'ARTICLE DE PRESSE PUBLIE DANS TOUTE LA FRANCE, VOUS POUVEZ APPRECIER LE COMPORTEMENT INTOLERABLE DES POLICIERS. UNE PLAINTE A ETE DEPOSEE AVEC LE DECLENCHEMENT D'UNE ENQUETE QUI A ETE DEMANDEE PAR LE SECRETARIAT DE L'ELYSEE.
La Merguez séditieuse
Le 5 Février avec Zohra et Hamid
La merguez, délicieuse saucisse qui ne comporte aucune viande interdite, composée ni de lard ni de cochon. Cette merguez traditionnelle que l’on consomme dans tout le Maghreb et spécialement en Algérie, cette merguez qui a nourri tant et tant de nos concitoyens, cette merguez a été interdite le 5 février par décision des « plus hautes autorités de l’Etat » - enfin si l’on en croit les petits fonctionnaires subalternes qui nous l’ont rapporté.
Le 5 février donc, sur le conseil de mon journal quotidien Présent, le seul que je puisse lire sans vouloir tout casser, je me suis rendu place Edouard Herriot, près de l’Assemblée nationale, pour soutenir nos deux braves enfants de harkis qui essaient désespérément d’obtenir du président de la République qu’il respecte ses engagements en faveur de cette communauté.
Hamid Gouraï et Zohra Benguerrah vivent sur cette place depuis près de deux ans, dans le froid, la pluie, la neige ou le soleil. Ils sont un reproche vivant et permanent à l’égard de ces menteurs professionnels qui peuplent les assemblées et occupent les palais.
Lorsque je suis arrivé, la place était en pleine effervescence. Le charbon d’un barbecue avait été dispersé sur la place Edouard Herriot et l’on peut se demander en quoi un tel désastre pouvait être justifié. Faire cuire des merguez sur un barbecue n’avait jamais été considéré, en tout cas pas avant, ce jour, comme une entreprise de déstabilisation de la République, ni comme un mouvement subversif destiné à la renverser…
En ma qualité d’ancien député et de docteur en droit, j’ai voulu éclairer le mystère de la merguez séditieuse et obtenir des policiers présents, qui formaient un haie d’honneur autour du barbecue et de Zohra, l’explication d’un tel comportement. Pourquoi dans une manifestation non interdite la consommation de merguez n’était pas autorisée ? L’échange s’avéra surréaliste. Ils avaient, paraît-il, reçu l’ordre de s’opposer à la cuisson des merguez devenue, par ordre des plus hautes autorités, une provocation, une activité subversive dangereuse.
Voulant avoir la certitude qu’il s’agissait bien d’un ordre supérieur, j’ai demandé qui avait pu donner un ordre aussi dérisoire. Il me fut répondu que l’on ne savait pas, mais que l’ordre avait été donné par téléphone. Ainsi des fonctionnaires agissaient, non pas en vertu d’un ordre écrit, mais d’un ordre verbal donné par des responsables inconnus gardant un prudent anonymat. C’est Ubu caché derrière Fantomas.
La déclaration de manifestation devant l’Assemblée nationale avait pourtant bien été faite le 27 décembre 2010 et il en avait été accusé réception le 10 janvier 2011.
Aucune interdiction n’ayant été signifiée, la manifestation était à la fois légale et légitime.
Dans toutes les manifestations, que ce soit de la CGT ou de toute autre organisation, les consommations de merguez sont autorisées. Pourquoi seraient-elles interdites justement à ceux qui en sont les consommateurs habituels ? N’est-ce pas, une fois de plus, la manifestation du mépris dans lequel les pouvoirs publics se complaisent à l’égard des rapatriés d’Algérie de toutes confessions ? Mais l’heure approche de leur rendre la monnaie de leur pièce en les renvoyant à une étude plus sérieuse des droits de ceux qui ont combattu pour libérer le territoire français occupé par les nazis et pour préserver l’intégralité du territoire national de 1954 à 1962.
N’est-il pas dérisoire de constater que ceux qui respectent la légalité sont brimés tandis que ceux qui reçoivent les forces de police sous les jets de pierre ou les tirs d’armes de guerre, ne sont jamais poursuivis ou le sont avec si peu de résultat.
On peut tuer, violer, voler, mais surtout pas se nourrir de merguez.
Le rôle de la police n’est pas de réprimer ceux qui respectent la loi mais de poursuivre et d’arrêter ceux qui la violent. Cet après-midi du 5 février, les pouvoirs publics ont démontré le contraire et il ne faut pas s’étonner s’il devient de plus en plus difficile aux citoyens français de croire que la sécurité des biens et des personnes est assurée et de respecter les guignols qui conduisent notre pays à la ruine et au désastre dans une décadence accélérée.
Pierre Descaves, Ancien député, président de France Resistance
article de presse paru dans Présent du Mercredi 9 Février 2011.
Le témoignage de Nicole Ferrandis – Présidente de l’Association des Victimes du 26 mars 1962.
Je suis arrivée en début d’après-midi, et j’ai fait remarquer aux policiers, qui étaient là pour empêcher Zohra d’allumer son barbecue, que je n’avais jamais encore vu des policiers empêcher quelqu’un de faire griller des marrons l’hiver.
- les barbecue sont interdits.
- Pourquoi ? le préfet donne-t-il l’autorisation ? Et pourquoi les marrons grillés ne sont-ils pas interdits ?
Ce n’est pas lui qui lit les demandes.
Pourquoi son personnel donne-t-il l’autorisation, voulez-vous dire qu’à la Préfecture de Paris, ils sont incapables ?
Non, je ne dis pas cela, mais nous avons une hiérarchie, et nous mêmes sommes perdus.
Après avoir fait remarquer qu’ils devraient tous aller dans le 20ème et le 18ème car le travail n’y manque pas pour eux, au lieu de pousser le ridicule à surveiller des merguez, le même policier m’a répondu : « j’ai du travail ». Et il est parti se poster à côté de son chef qui n’avait pas bronché, mais qui faisait vraiment une garde rapprochée auprès de Zohra.
J’avoue ne pas comprendre cet acharnement. En décembre, nous avions un beau feu, au même endroit et qui a duré, les policiers ne se sont jamais arrêtés, ne nous ont rien demandé.
Initiative d’un petit chef ?
Sans doute. Il est plus facile de s’en prendre à ceux qui brandissent un drapeau tricolore qu’à ceux qui s’attaque aux voitures de flics. Ils doivent se sentir plus grands.
Nicole Ferrandis – présidente de l’Association des victimes du 26 mars 1962. Article de presse paru dans Présent du Mercredi 9 Février 2011
vendredi 28 janvier 2011
PRESENTATION DU NOUVEAU LOGO - MANIFESTATION 5 FEVRIER 2011 AVANT LE CONGRES NATIONAL DES HARKIS ET DES PIEDS-NOIRS A MONTPELLIER

Le nouveau symbole de la Coordination Nationale du Mouvement de la Résistance Harkie, c'est celui de notre combat pour la reconnaissance avec notre famille pied-noir qui s'est associée à nos côtés.
Le Congrès National de Montpellier promet d'être à la hauteur des plus grands rendez-vous que vous avez jamais vu.
C'est une page d'histoire qui va s'inscrire dans toutes les mémoires des francaises et des français y compris dans les livres d'histoire.
Notre famille pied-noir vient à nos côtés pour en faire une seule et former une puissante organisation avec nous pour la reconnaissance des Harkis et leurs familles et mettre en place le dispositif du cinquentenaire pour 2012 - C'est un baroud d'honneur et une machine de guerre que nous mettrons en place face au gouvernement actuel avec son Président qui refuse de respecter ses engagements.
Nous vous disons à très bientôt - l'auteur de cette oeuvre de notre nouveau symbole de la Coordination Nationale c'est celui du Colonel Franci Hamilton que nous remercions profondément et de tout coeur, il sera avec nous au Congrès National. Merci Colonel.
mercredi 12 janvier 2011
CONGRES NATIONAL DES HARKIS ET DES PIEDS NOIRS - LE GRAND RENDEZ VOUS A NE PAS MANQUER POUR LA RECONNAISSANCE A MONTPELLIER "LE 26 FEVRIER 2011"

L'association départementale de la région de Nîmes et ses environs a rejoint le dispositif de la Coordination Nationale du Mouvement de la Résistance Harkie - Nous souhaitons aux membres de direction de cette association qu'ils sont les bienvenus.

Domaine de la Providence - lieu du Congrès National des Harkis et des Pieds-Noirs à Montpellier pour le 26 Février 2011.
À noter sur vos tablettes
Le 26 février, à Montpellier, le Congrès national des harkis et des pieds-noirs
Ce sera, à un an de la triste commémoration du cinquantenaire du Déracinement (1962-2012), avec un D majuscule (et comme une référence au Grand Dérangement du XVIIIe siècle qui vit les Français être chassés par les Anglais – au prix de terribles massacres – d’Acadie), l’événement de l’année. Le Congrès national des harkis et des pieds-noirs, le 26 février, à Montpellier.
Nous aurons l’occasion, bien sûr, de revenir, avec Zohra et Hamid qui sont l’âme de la Coordination nationale du Mouvement de la résistance harkie, sur ce rendez-vous de la mémoire, certes, mais surtout du combat. Pour réclamer – d’abord –, selon les engagements du candidat Sarkozy le 31 mars 2007, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le génocide des harkis. Abandonnés – pour ne pas dire : livrés – aux couteaux des égorgeurs FLN.
Mais donnons dès à présent (afin que personne ne puisse dire qu’il n’aurait pas eu le temps de se mobiliser…), les informations pratiques (il faut que l’intendance suive !). Ce congrès se tiendra donc au Domaine de la Providence, 1784, avenue de Toulouse, quartier de l’Ovalie, 34070 Montpellier. On peut – on doit – dès à présent s’inscrire. Les inscriptions sont à envoyer à : Coordination nationale du Mouvement de la résistance harkie, 106, rue de l’Université, 75007 Paris. Prix de cette inscription : 8 euros.
Voici le programme :
— 9 heures : accueil des participants.
— 9 heures 30 – 12 heures : réunion à huis clos pour dessiner la feuille de route pour la reconnaissance et déterminer l’organisation du cinquantenaire.
— Jusqu’à 13 h 30 ; repas de l’amitié française.
— 13 h 30 : accueil des personnalités politiques (nous en publierons la liste).
— 14 heures : discours d’ouverture du Congrès. Prise de parole des personnalités politiques ayant répondu « présent ! »
— 18 h 30 : discours de clôture, fin du Congrès.
— 19 h 30 – 20 heures : vin d’honneur, hommage aux harkis et à leurs enfants dont la fidélité à la France n’a jamais failli.
Rappelons que si 2012 va marquer le cinquantenaire du Déracinement, nous serons aussi en pleine période électorale pour la présidentielle. C’est une occasion unique – peut-être la dernière – de peser sur la classe politique. La présidentielle de 2012 se jouera dans un mouchoir de poche. Les voix des patriotes en général, celle des harkis et des pieds-noirs en particulier, peuvent faire la différence. Cela fait cinquante ans qu’ils nous baladent (et qu’ils baladent certaines associations pieds-noires et harkies que l’on va qualifier de « naïves » pour rester charitables…).
Pour plus de détails, on peut me téléphoner ou téléphoner à Zohra et Hamid. Et venir en savoir plus lors du rendez-vous du 5 février prochain, place Edouard-Herriot (au chevet de l’Assemblée nationale) où nous nous retrouverons aux côtés de nos frères de combat qui, depuis 20 mois, sont debout face à l’adversité.
ALAIN SANDERS
Article extrait du n° 7263
du Jeudi 13 janvier 2011
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